Directeur sportif : la gestion administrative.

Pour être honnête, cet article vient de loin.

Lorsque Guillaume (directeur sportif) m’a révélé que son job comprenait une partie de gestion administrative, j’ai simulé, je l’avoue. Sourire vissé aux lèvres, j’ai feint un intérêt. C’était sans compter sur ma phobie administrative.

D’un coup, des flashs ont envahis ma tête, j’ai vu valser Cerfa, classeurs, pochettes rouges et vertes (un peu de bleues aussi)… Et pour rendre l’ensemble ludique, instructif et agréable à lire, ça me semblait très, très compliqué. La catastrophe! Je voyais cet article à base de « Paperasse, paperasse et bla, bla,blaaaaa, rendez-vous au 7ème étage,  3ème bureau à gauche, munissez vous du formulaire 403-L ».

Mais tout va bien puisque ladite gestion administrative se compose en réalité de deux grands axes: La gestion de l’école de tennis et celle de l’école compétition. Par administratif, vous entendrez donc gestion de planning, de reporting et communication avec les familles, l’ensemble sur un beau tableur Excel que son sympathique acolyte Bruno affuble de ravissantes couleurs. Je suis revenue dans mon monde, youpi!

On peut donc enchaîner gaiement :

  • L’école de tennis:

C’est ici que l’on inscrit nos petits anges qu’on aime d’amour au mois de septembre (et paf, 2 heures tranquilles pour aller faire les courses à Carrefour). Les profs peuvent être professionnels (diplômés d’état) ou amateurs (qui ont fait une formation)  qui ont un très bon niveau. L’ensemble oeuvre auprès du club depuis de nombreuses années.

J’espère que l’on me pardonnera cette expression, mais, de mon « expérience », je visualise l’école comme une sorte de vivier. Les enfants jouent (et s’amusent), l’équipe encadre et le directeur sportif rôde. Sur les remarques de son équipe, il repère les potentiels enfants (ados) qui semblent montrer des prédispositions pour intégrer l’école compétition.

A ce sujet, j’ai eu l’immense chance d’assister à un échange téléphonique entre la team et le directeur sur le niveau d’un élève et d’entendre cette phrase, que je trouve incroyable (mais qui semblait totalement dans la norme pour eux) : « Il est moins en dessous dans ce groupe qu’il n’était au dessus dans le groupe du dessous. » Deal with it!

Au delà de ça, les parents peuvent, bien évidemment demander que leur talentueuse progéniture la rejoigne. Si elle est prête à en tenir la cadence.

  • L’école compétition:

C’est ici que s’effacent mes idées reçues, et tant mieux, j’adore ça!

Pour la partie pratique, on parle de 2 entraînements tennis de 1H30 par semaine (une de plus si on veut passer en intensif). Ils se composent de cours à thèmes (attaque/défense, jeux de jambes…) qui se répètent à chaque cession d’entre deux vacances scolaires, et 1H d’entraînement physique.

Ils sont 110, et ça m’a paru énorme! Mais il faut savoir que sur ce nombre, seuls 40 défendront les couleurs du club aux titres départementaux, régionaux… Et ce, en simple comme en équipe. Eh ouais, comme toujours, beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est l’jeu ma pôv Lucette. Mais c’est aussi en adéquation avec une réalité qui touche l’ensemble de nos infrastructures : les limites. On ne peut donner satisfaction qu’à une partie de la demande, la plus pré-disposée à réussir. Accessoirement, c’est peut être un peu pour ceci que le Country est dans le top 5  de la région PACA. Et c’est surtout pour cela : son taux de professeurs professionnels sur l’ensemble des catégories de compétiteurs (jeunes, juniors, adultes et séniors). Vous l’aurez compris, sur la partie compet’, il n’y a que des pros.

Alors j’ai bien évidemment demandé si le futur Nadal/Federer était dans ce fameux vivier, oeil de lynx et anti-cerne proprement posé… et grosse, grosse déception. Moi qui comptais me servir de cette aventure pour tisser des liens en amont, histoire de pouvoir claquer la bise à un champion en devenir et avoir des places pour Roland Garros… Le couperet est tombé net.

Une règle pour un directeur sportif: ne jamais spéculer à long terme. Parce que finalement, on ne maîtrise pas les facteurs environnementaux. Une équipe compétition c’est carré de chez carré: un âge, un classement, un groupe. Le reste est à occulter.

Alors c’est un peu restrictif à la relecture, mais je peux comprendre. Au delà des résultats scolaires, on demande à nos enfants des résultats sportifs, moraux, respecter les codes sociaux… Grosse pression.

En déviant sur ce registre, j’ai naturellement posé la question au Boss de « la difficulté potentielle de gestion de la relation avec les parents ». Il m’a répondu très ouvertement, de façon  flegmatique et pragmatique (j’admire, je n’en aurai pas été capable). Il peut y avoir des moments moins agréables selon lui, mais cela reste très gérable.

Mais on ne me la fait pas, je suis mère de 3 enfants, déléguée en CP, je suis une femme passionnée, et je sais que les parents ne sont pas objectifs quand il s’agit de leur merveille. J’ai donc traîné l’oreille de gauche de droite, surtout pendant un tournoi, et ça m’a donné l’envie d’en faire un futur article personnel de PopMum.

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