Se la jouer collectif…

On commence à se connaître un peu, il est temps de vous avouer une chose à mon sujet: je voue un respect immense à Monsieur Jules Ferry. Ce débordement affectif se déclenche principalement le jour béni de la rentrée des classes. Ce jour où tu serais capable de danser la Macarena à poil sur une table, un Mojito à la main, à 9H15 du mat’. Ce petit moment, après les « Maman t’aime très fort », « Oui, je pense à vous apporter le goûter », « P***** Rose, mouche toi! », « Emy, arrête de chialer », « MAIS M***** Chloé, ne me dis pas que tu as oublié de mettre ta culotte! (si si.) » etc, etc, etc…

Lorsque tu passes la porte de l’école en sens inverse, ce laps de temps émouvant d’accolades distribuées aux autres mamans (et papas) qui ont, eux aussi survécu. Cette espèce de fierté que l’on ressent: le sens du travail accompli! Et surtout, le silence, l’absence de piaillement, chamaillerie et autre joyeuseté (au moment où je relis cet article, ma troiz vient de coller une giga tarte à la prem’s)… Et, dans mon cas, Jean Jacques Goldman à fond dans la voiture.

Vous pensez que j’en fais des tonnes, que ça n’est pas si terrible, et c’est probablement vrai. Mais il faut savoir un truc: j’aime faire faire un max d’activités à mes filles pendant les vacances (c’est aussi pour les épuiser, évidement!).

Voici donc l’explication de la photo des trois piches en couv’ (mais nous sommes bien plus nombreuses, je trouvais juste cette photo rigolote).

Ensemble, nous avons bien compris que, pour survivre pendant les vacances, il faut former un collectif fort. Là où l’une fera preuve de faiblesse, paf, l’autre prendra le relai. Un problème: une discussion et clac, des solutions, on s’offre de véritables alternatives.

On est un vrai gang, on se serre les coudes, les dents, on avance en rang serré, on se fait rire et on barre les jours de vacances de nos nains. Ils sont heureux, on est trop fortes. Bon, on picole aussi un peu: on est pas Wonder Mum et nous n’en avons pas la prétention…

Mais nous avons le mérite de déployer un maximum d’ingéniosité et de dynamisme pour arriver à ce résultat: un enfant cuit est un enfant silencieux.

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Ce point reste en commun avec mon ancienne vie, celle où j’avais un salaire! Notez que je ne me suis jamais rendue à poil avec de l’alcool au bureau en dansant la Macarena… Mais j’y retrouvai mon petit fauteuil confortable, ma machine à café et surtout, surtout, le silence en fermant ma porte… Je ne regrette en aucun cas mon changement de vie au bénéfice de ma famille, je garde tout de même un souvenir ému et la petite honte que l’on ressent parfois en retournant au travail, ou à la maison, en se disant: ouf, ils sont à l’école!

Allez, encore une bonne semaine!

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